Logiciel de gestion pour une quincaillerie ou un négoce de matériaux

Un logiciel de caisse généraliste tombe sur les mêmes six murs dans une quincaillerie : le fer à béton n'est pas un article mais huit diamètres et cinq longueurs, le ciment se vend au sac et le câble au mètre, les chantiers paient à trente jours, et le stock est réparti entre le magasin et le dépôt. Voici ce qu'il faut vérifier avant de signer.

Mis à jour le 14 août 2026 · Lecture 7 minutes · Rédigé par l'équipe Kimbea

Au sommaire

1. Une référence, plusieurs déclinaisons

« Fer à béton » n'est pas un article. C'est une famille : 6, 8, 10, 12, 16, 20, 25, 32 mm, en longueurs de 1 à 6 mètres. Chaque combinaison a son stock, son prix et son code, et le client demande « du 12 en 6 mètres », pas « du fer ».

Un logiciel qui ne connaît pas les déclinaisons vous laisse deux mauvaises solutions : créer quarante articles séparés que personne ne retrouve, ou créer un seul article dont le stock ne veut plus rien dire. Les deux se paient au moment de l'inventaire.

Ce qu'il faut exiger : des axes de déclinaison que vous nommez vous-même (diamètre, longueur, contenance, format, teinte), avec un stock et un prix par combinaison, et une recherche qui trouve la bonne en deux frappes. Le même mécanisme sert le carrelage (30×30, 40×40, 60×60), la peinture (1 L, 5 L, 20 L) et le tube PVC (Ø 40, 63, 110).

La question qui tranche en démonstration

Demandez à voir les ventes par déclinaison : quelles longueurs de fer partent, quels formats de carrelage restent. Un logiciel qui sait décliner mais ne sait pas vous dire ce qui se vend dans chaque déclinaison ne vous sert qu'à moitié, et c'est ce chiffre-là qui commande vos réassorts.

2. Le sac, le mètre et le kilo

Le ciment se vend au sac, le câble au mètre, la peinture au pot, le sable au voyage, et certains articles au kilo. Un logiciel conçu pour la boutique de vêtements compte en pièces entières : il vous fera vendre 2 mètres de câble quand le client en veut 2,5.

Il faut donc une unité de vente par article, et des quantités décimales là où elles ont un sens. La règle à retenir : on vend 1,250 kg de fer, mais jamais 1,5 sac de ciment. C'est l'unité qui porte la contrainte, pas le champ de saisie, et un bon logiciel refuse la fraction là où elle est absurde.

3. L'encours des chantiers

C'est le sujet numéro un d'un négoce de matériaux, et celui que les logiciels de caisse traitent le plus mal. Vos clients ne sont pas des passants : ce sont des entreprises et des chefs de chantier qui enlèvent la marchandise et règlent à trente ou soixante jours.

Ce qu'il faut pouvoir faire sans ouvrir un cahier :

Un client qui doit depuis quatre-vingt-dix jours ne se voit pas dans un cahier ; il se voit dans une liste triée par ancienneté. C'est cette liste qui déclenche l'appel téléphonique, et c'est cet appel qui rentre l'argent.

4. Le magasin et le dépôt

Le showroom n'est pas le dépôt, et le dépôt d'Akpakpa n'est pas celui de Godomey. Un stock unique et global vous fera promettre au client une marchandise qui est à quinze kilomètres.

Ce qu'il faut : un stock par magasin, des transferts entre dépôts qui se valident à la réception (celui qui reçoit confirme ce qu'il a réellement reçu, sinon le transfert n'est qu'une déclaration d'intention), et des droits cloisonnés, pour que le vendeur du showroom ne modifie pas le stock du dépôt.

5. Ce qui périme, ce qui se numérote

On l'oublie dans les matériaux : les colles, enduits, résines et certaines peintures ont une date de péremption. Un logiciel qui suit les lots vous fait sortir en priorité celui qui périme le plus tôt, au lieu de laisser vieillir le fond de palette jusqu'à la perte sèche.

Symétriquement, le matériel de chantier (groupes électrogènes, bétonnières, outillage électroportatif) porte des numéros de série. Pouvoir répondre à « ce numéro, on l'a vendu à qui et quand ? » règle une réclamation de garantie en trente secondes au lieu d'une demi-journée dans les classeurs.

6. L'argent qui dort

Une quincaillerie, c'est du capital posé sur des étagères. La question à laquelle un gérant doit pouvoir répondre à tout moment n'est pas « combien j'ai vendu » mais « combien j'ai immobilisé, et sur quoi ».

Trois chiffres suffisent, et ils doivent être lisibles sans rien calculer : la valeur du stock au prix de revient, dépôt par dépôt ; le stock dormant, ce qui n'a pas bougé depuis trois ou six mois ; et la couverture, c'est-à-dire combien de jours de vente vous avez en rayon pour chaque référence. Le premier vous dit ce que vous avez immobilisé, le deuxième où le déstocker, le troisième quoi commander avant la rupture.

Ce que Kimbea ne fait pas encore

Autant le dire avant la démonstration plutôt qu'après : Kimbea ne gère pas encore le devis ni le bon de livraison. Aujourd'hui, la chaîne va de la vente à la facture, y compris la facture à crédit et son encours, mais un négoce qui travaille sur devis chiffrés en amont devra continuer à les produire ailleurs pour le moment. Ces deux pièces sont au programme, et un client qui les exige façonnera leur conception.

Le reste de ce qui précède existe et se montre : déclinaisons, unités de vente, encours par ancienneté, multi-dépôts avec transferts revérifiés, lots et péremption, recherche par numéro de lot ou de série, valeur du stock et stock dormant. S'y ajoutent la facture normalisée e-MECeF et la comptabilité SYSCOHADA, qui partent des mêmes ventes sans ressaisie.

Comment gérer le fer à béton, qui a plusieurs diamètres et longueurs ?

Par déclinaisons : vous déclarez deux axes, diamètre et longueur, et chaque combinaison porte son propre stock, son prix et son code. Le catalogue Kimbea arrive préparé pour ce métier, avec les diamètres de 6 à 32 mm et les longueurs de 1 à 6 mètres déjà en place.

Peut-on vendre au mètre ou au kilo ?

Oui. Chaque article porte son unité de vente et accepte les quantités décimales quand elles ont un sens (2,5 mètres de câble, 1,250 kg de fer), tout en refusant la fraction là où elle est absurde, comme un demi-sac de ciment.

Comment suivre ce que les chantiers nous doivent ?

La marchandise part sans encaissement, la facture reste ouverte, et l'encours du client est suivi par ancienneté. Un règlement partiel s'impute d'abord à la facture la plus ancienne, et l'encours total du commerce figure au tableau de bord.

Le stock peut-il être réparti sur plusieurs dépôts ?

Oui : un stock par magasin, des transferts revérifiés à la réception, et des droits cloisonnés magasin par magasin pour qu'un vendeur ne touche pas au stock d'un dépôt qui ne le concerne pas.

Kimbea fait-il les devis et les bons de livraison ?

Pas aujourd'hui. La chaîne va de la vente à la facture, crédit et encours compris ; le devis et le bon de livraison sont au programme mais ne sont pas encore livrés. Nous préférons le dire avant la démonstration.

Nous avons déjà un logiciel. Faut-il tout changer ?

Non, et ce n'est pas ce que nous proposons d'emblée. La bonne question est ce que votre outil actuel ne fait pas : la facture normalisée e-MECeF, l'encours par ancienneté, le stock par déclinaison, ou une caisse qui continue d'encaisser quand le réseau tombe. C'est là-dessus que la comparaison a un sens.

Voyons-le sur votre catalogue

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